Bénévolat Divers Tour du monde Vietnam

Bénévolat au Vietnam : Enseigner le Français & l’Anglais

Date : 1er septembre 2016

Lors de la préparation de mon voyage j’ai découvert de nombreux sites ouvrant la possibilité aux voyageurs de devenir des bénévoles solidaires et éthiques. Pas de business, en effet pour la plupart il n’y a pas de but lucratif. Egalement, nous sommes loin du tourisme/bénévolat humanitaire que l’on paie 500 à 1 000 $ la semaine, et qui sont parfois loin d’être efficace et professionnel… mais qui vous permet de vous auto-féliciter  » ho, cet été j’ai aidé des petits orphelins  » (clique) .

Je me suis donc orientée sur Workaway et Woofing, deux sites basés sur un échange mutuel entre l’hôte et le bénévole. Le bénévole lui donne de son temps et de son savoir, l’hôte lui offre également de son savoir accompagné d’un lit et de deux à trois repas par jour. Les heures de travail et le nombre de journée off par semaine est défini par l’hôte. Si vous avez une mauvaise surprise sur place, aucun contrat n’est signé et rien ne vous oblige à rester. Ainsi, lorsque vous vous engagez dans ce type de mission, vous êtes absolument libre de vos décisions (tout en restant correct avec son hôte, bien entendu).

J’ai donc choisi une mission à Haiphong, près d’Hanoï au Vietnam, pour enseigner le Français et optionnellement l’Anglais. En premier lieu, j’ai été très emballée par les feedbacks des anciens bénévoles, puis il était notifié l’existence de cours d’anglais gratuits (Charity Club), le week-end, pour les enfants des villages alentours. (Quant à la semaine, les cours de langues étaient des cours de soutien, destinés aux enfants de la classe moyenne/supérieur. Enfin ça je l’ai compris après. )

Voici le lien de mon bénévolat :  http://www.workaway.info/788283113736-fr.html

Une grande auberge espagnole

(pour ceux qui n’ont pas vu le film…, je vous conjure de cliquez sur le titre, en haut)

La maison composé de 4 étages offre deux salles de bains et un rooftop (bon ok j’arrête de me la jouer agent immobilier) enfin tout ça pour dire que j’étais vraiment très bien lotie ! J’ai passé l’un de mes meilleurs moments de ce grand voyage. IMAGINEZ !! 4 vietnamiens, 2 américains, 1 slovaque, 1 française, 1 bulgare, en tant que résidents et 6 à 10 personnes différentes de passage, chaque jour. Les repas se prenaient  avec  9 à 15 personnes. Quant aux soirées, n’imaginez surtout pas que l’on partez aux lits, pantoufles aux pieds, à 21h. Non pas vraiment. Notre Hôte, qui se fait appeler Mister T, est un grand vivant ! C’était le premier à investir les lieux le soir, avec trois bouteilles de bières de riz, achetés plus tôt dans la rue (bières dans des bouteilles de coco-cola) et un demi-litre de vodka de riz. Alors non, nous n’étions pas cuits chaque soir, mais croyez-moi, je ne me couchez jamais le coeur triste !

La nourriture, Ô la nourriture !

Mes compagnons riaient quand j’annonçait l’heure du repas.. Je criait alors dans la maison « Christmas Time » !! Car oui, pour moi c’était Noël chaque jour. 🙂

Faire du bénévolat c’est aussi t’ouvrir la possibilité de rencontrer plus de locaux. Nous sortions souvent le soir, et nous rencontrions alors les amis de nos amis, ou même les amis des amis de nos amis (enfin vous avez saisit :p ).  Et quel plaisir que d’avoir la possibilité d’échanger plus loin que quelques mots de passage. (et oui tout le monde ne parle pas anglais). J’ai vraiment savouré la chance de me trouver parfois dans des lieux atypiques avec des personnes tordantes de rires (ça c’est un énorme compliment de ma part).

Et le travail dans tout ça ??

La semaine :

Ce n’était pas l’usine. Vraiment pas. J’ai travaillé 5 fois par semaine …  2 heures par jour. Le soir en particulier (20h à 22h) ou le matin (8h à 10h). Pour les « enseignants » anglais, le rythme était plus ‘intense » 6 fois par semaine pour 2 à 3 heures par jour.

Je devais préparer moi même mes cours, cela m’ajoutai donc 2 h de préparation pour un cours; mais pas de quoi « casser la baraque » (cette vieille expression didiou).  J’ai eu la chance et l’honneur (oui vraiment) d’enseigner le français à des jeunes vietnamiens de 7-8 ans et 13-16 ans. Ils sont épatants ! Respectueux et studieux. Ils étudient le français depuis qu’ils ont 6 ans, et ont tous un très bon niveau !

Le week-end :

Certains w-e ont lieu des cours de Charity, autrement dit des cours d’anglais gratuits, ouvert à tous. Rythmé par du fun et des musiques. En tant que bénévole professeur, nous ne travaillions pas vraiment. En fait, je n’ai jamais eu la sensation de travailler, tellement l’ambiance n’a jamais été pesante…

Nb : qu’on se le dise, ce bénévolat n’avait quasi rien d’associative. Notre hôte/patron a crée ce centre de langues destinés surtout pour des familles aisées en recherche de cours particuliers, enseignés par des natifs ou bilingues.  Bien évidemment, le patron à des frais qui suivent (nourriture, logement, électricité de la maison, mais aussi son loyer,  le loyer des salles de cours, le backchich pour les policiers, le salaire de son employé et le siens). Alors oui, c’est  un centre lucratif (avec d’importants frais), mais il fait partit des rares à se mobiliser et offrir des cours de langues gratuits dans sa région.

Les jours Offs

Cinéma, Bowling, balade interminable en moto et découverte de la campagne dans les familles de nos élèves.

La religion a une place importante au Vietnam, c’est en tout cas le ressentit que j’ai eu. Le jour de la fête de l’indépendance du Vietnam, j’ai été invité par mes amis de mon travail, à me rendre avec eux dans une pagode. Ainsi, j’ai pu participer à une prière bouddhiste, un cours d’étirement et 30 minutes de yoga, sans bouger et avec l’interdiction de méditer, penser. C’était dur. On ressent alors dix fois plus la présence de ses muscles, et l’envie de penser se fait encore plus présente. (cerveau à l’envers, bonjour).

Puis, une réunion exclusivement entre jeunes à eu lieu, où chacun pouvait s’exprimer sur son ressentit, sur une philosophie, un vécu, en rapport à l’histoire du Vietnam. Malheureusement, j’étais la seule étrangère, je n’ai donc pas compris un seul mot, mais cela ne m’a pas empêché d’apprécier ce moment.

Ma ptite conclusion :

J’ai passé 3 semaines incroyable, le nombre de personnalités et nationalités variant sans cesse fût vraiment ma clef pour m’épanouir dans ce lieu. Egalement, le rythme de travail n’étant pas intense cela m’a offert la possibilité de bouger. Cependant, Haiphong n’est pas une ville très charmante ni aux multiples lieux culturels. Il faut donc s’avoir s’occuper et prendre des initiatives, au risque de tourner en rond. Je suis heureuse d’avoir débuté mon séjour au Vietnam, loin du tourisme et en compagnie de Vietnamiens aux vies tellement différentes et intéressantes. Merci à eux ! Cảm ơn !

nb : C’est d’ailleurs ici que j’ai découvert mon amour pour les deux roues. J’ai embarqué pour la première fois sur un scooter automatique, dans des rues au bordel sans nom, afin de me rendre dans ma salle de classe, pour finalement finir sur une moto manuelle à traverser tout le pays !

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2 Comments

  • Reply
    Van Thai
    8 août 2017 at 12:45

    Salut Ely. C’est Van du blog indochine-en-profondeur.com. Je m’intéresse beaucoup à ton article. Je travaille en collaboration avec un petit village aux alentours de Hoi An, dans le but de mettre en place le tourisme communautaire. Nous manquons de ressources humaines pour faire avancer le projet et je pense que l’apport des bénévoles étrangers nous est très important. Ton expérience m’inspire beaucoup

    • Reply
      Ely
      25 octobre 2017 at 20:36

      Bonjour Van !
      Je ne vois ton message que maintenant, je m’en excuse
      Mes expériences en tant que bénévole me viennent toutes de la plateforme workaway. C’est un site riche au concept excellent : donner de son temps en échange de la découverte de l’autre, de savoir, d’un lit et du repas.
      Ce serait un plaisir pour moi de mieux en discuter en privé 🙂
      N’hésite pas, cette fois je tâcherai d’être bien plus réactive
      Ely

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